Jean-Michel Basquiat

Du 16 septembre

au 29 novembre 2020

Exposition de 35 dessins inédits en partenariat avec ARTEFACT MUNDI 

© Photo : Andy Warhol

Le dessin possède la maniabilité parfaite pour Basquiat, qui vit vite, n’importe où, qui ne dort pas chez lui (et souvent ne dort pas du tout), qui
fait la fête et danse en même temps qu’il dessine – le crayon, le stylo et marqueur ont la vitesse et la fluidité de son existence même.

 

Il peut dessiner partout, où il veut, et c’est ce qu’il
fait. Lorsqu’il échoue sur le canapé d’un ami pour la nuit, il prend les livres d’art et de photographie dans les étagères et trace dessus de nouvelles
formes au marqueur noir. C’est ainsi qu’il apprend l’art, tout seul, la nuit, en compagnie de Rembrandt et de Léonard de Vinci.

Et le voici justement à l’œuvre dans ces pièces exposées. Il n’aimait rien tant que la pureté des dessins de ce même Vinci. On retrouve partout, dans ses tableaux, des bouts de dessins représentant des corps fragmentés, des figures historiques, des rois, des
poings.

 

Le dessin favorise l’éclatement que Basquiat affectionne tant, qui
constituent son éthique et son savoir. Il aura inévitablement des hauts et des bas, comme tout artiste, mais il est frappant de voir que l’ensemble de son œuvre est contenue dans chaque dessin, dans chaque tableau.

 

Il n’y a pas d’œuvre mineure chez Basquiat, tout est là, partout, tout le temps : l’organisation du chaos, les formes neuves, le grand coloriste, le décodeur, le portraitiste. Chaque dessin de cette exposition, qui semblerait au premier abord avoir été gratté sans réfléchir sur un bout de table, est une œuvre maîtresse. Tout le génie de Basquiat y est réuni.

Voilà ce qu’il fait comme personne : rassembler les morceaux de notre modernité. Il capte un monde éclaté où tout est relié. Ces dessins-là sont
construits comme les grands tableaux de la fin, de Peter and the Wolf à Eroica, comme de grands réseaux où tout se tient, successions de signes, de phrases coupées, de bouts de corps, de têtes, de machins qui
forment une efflorescence sauvage et ordonnée.

 

L’art doit suivre le monde contemporain, lequel est vif, multiple, éclaté. Il faut créer une œuvre à la hauteur de l’architecture insensée qui structure nos existences, une œuvre capable de nous éclairer en donnant
une forme au chaos du monde.

Galerie Volcano
11 rue du Bois de Charmois

21700 Nuits-Saint-Georges

Horaires d'ouverture

Mercredi, jeudi, vendredi et dimanche de 14H00 à 19H00

Samedi de 10H00 à 20H00

Agence Événementielle 
www.leflaivetranquille.com 

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